La plâtrerie et le placo constituent le cœur du second œuvre : ce sont eux qui transforment un volume brut en pièces prêtes à vivre, qui ferment une chambre, abaissent un plafond trop haut ou dissimulent les réseaux. Derrière une simple plaque de plâtre se cache un vrai métier fait de traçage, d'ossature réglée, de vissage maîtrisé et de jointoiement soigné. Maître artisan de la rénovation intérieure installé à Agnez-lès-Duisans, près d'Arras, notre entreprise intervient depuis près de 36 ans sur tous ces ouvrages. Nos équipes posent aussi bien des cloisons sèches que des cloisons traditionnelles, des doublages et des faux plafonds, en livrant des supports plans, sains et prêts à peindre.

Cloisons sèches ou traditionnelles : bien choisir

RéalisationPlaquiste réalisant les bandes à joint au plafond
Plaquiste réalisant les bandes à joint au plafond

La cloison est l'outil le plus souple pour créer et redistribuer des pièces sans toucher à la structure porteuse. Dans les maisons de ville en briques d'Arras comme dans une redistribution de combles, nous utilisons le plus souvent la cloison sèche sur ossature métallique : des rails et des montants en acier galvanisé entre lesquels se glissent un isolant, les gaines électriques et les boîtiers d'appareillage, le tout refermé par une plaque de plâtre vissée de chaque côté. Cette technique se pose vite, pèse peu sur le plancher et ne génère ni gravats ni long temps de séchage d'une maçonnerie humide.

La cloison traditionnelle garde pourtant tout son intérêt dans certains cas. Montée en carreaux de plâtre ou en briques plâtrières, elle est plus massive, offre une meilleure inertie et supporte des charges lourdes comme un meuble suspendu ou un radiateur mural. Plus lourde et plus longue à mettre en œuvre, elle reste pertinente là où la solidité et la masse priment. Nous exposons clairement cet arbitrage entre le sec et le traditionnel avant tout chiffrage, en fonction de l'usage de la pièce, des contraintes acoustiques et du budget, afin que nos clients décident en connaissance de cause.

Le montage d'une cloison sèche reste un chantier propre et rapide. Les réseaux passent dans l'épaisseur de l'ossature, les boîtiers sont posés avant le vissage du second parement, et la pièce se referme en quelques jours. Cette rapidité limite la gêne dans un logement occupé et permet d'enchaîner sereinement avec les lots suivants. Ce travail s'inscrit naturellement dans une démarche globale d'aménagements intérieurs, où chaque séparation prépare la distribution des autres postes.

Le doublage des murs

RéalisationFaux plafond en cours de pose
Faux plafond en cours de pose

Le doublage consiste à habiller un mur existant d'une contre-cloison en plaques de plâtre, qui reçoit un isolant et masque les défauts du support. C'est la solution idéale pour traiter un mur froid, rattraper un aplomb irrégulier ou faire passer des gaines sans saigner la maçonnerie. Dans les corons et les maisons du bassin minier autour de Lens et de Liévin, où les murs anciens sont souvent irréguliers et peu isolés, le doublage redonne en une seule opération un mur droit et confortable.

Nous posons deux grandes familles de doublage. Le doublage sur ossature métallique, désolidarisé du mur, laisse un vide technique et offre les meilleures performances thermiques et acoustiques ; le doublage collé, plus mince, colle directement un complexe plaque plus isolant sur un mur sain et d'aplomb. Le choix dépend de l'état du support, de l'épaisseur disponible et du niveau d'isolation visé. Ce sujet rejoint directement notre page consacrée à l'isolation intérieure, car un bon doublage est avant tout le support d'un isolant bien dimensionné.

Les faux plafonds, dalles comprises

RéalisationPlafond en placo avec bandes à joint et attentes électriques
Plafond en placo avec bandes à joint et attentes électriques

Le faux plafond joue sur plusieurs tableaux : il abaisse une hauteur excessive, intègre spots et luminaires, dissimule gaines et réseaux et peut recevoir un isolant phonique entre deux niveaux. Suspendu sur une ossature réglée au laser, il offre une surface parfaitement plane, bien plus régulière qu'un ancien plafond fissuré. Dans un logement ancien, c'est souvent le moyen le plus propre de retrouver un plafond net sans la démolition lourde d'un plâtre d'origine.

Nous réalisons deux types de faux plafonds selon l'usage. Le faux plafond en plaques de plâtre, continu et peint, convient aux logements et aux pièces de réception où l'on cherche une surface lisse et homogène. Le faux plafond en dalles démontables, posé sur une ossature apparente en T, équipe plutôt les bureaux, les locaux et les espaces tertiaires : chaque dalle se soulève pour accéder aux câbles, aux gaines de ventilation ou aux luminaires, ce qui simplifie la maintenance. Nos équipes interviennent sur ces deux solutions, pour des particuliers comme pour des collectivités, des mairies ou des locaux professionnels.

Une trappe de visite discrète est prévue dès la conception pour garder l'accès à un robinet d'arrêt ou à un raccord électrique. Les points d'éclairage et les détecteurs sont positionnés avec le client avant la pose des plaques, car un spot oublié se paie en reprises. Ce travail de préparation, invisible une fois le plafond peint, fait la différence entre un ouvrage durable et un plafond qu'il faut rouvrir au premier incident.

Traçage, ossature, vissage : notre méthode

La qualité d'un ouvrage en placo se joue avant la première plaque. Tout commence par le traçage : au cordeau et au laser, nous reportons au sol et au plafond l'implantation exacte des cloisons, en tenant compte des ouvertures, des passages et des réservations. Un traçage rigoureux garantit des angles droits et des murs d'aplomb, impossibles à rattraper plus tard.

Vient ensuite la pose de l'ossature métallique : rails fixés au sol et au plafond, montants verticaux posés à l'entraxe, renforts aux endroits qui recevront une charge. Les entraxes et les renforts sont calculés selon la hauteur et l'usage, car une plaque livrée à elle-même finit toujours par bouger. Les étapes s'enchaînent ainsi :

  • traçage au sol et au plafond, report des ouvertures et des réservations ;
  • fixation des rails puis pose des montants à l'entraxe retenu ;
  • passage des gaines et pose des boîtiers d'appareillage dans l'ossature ;
  • mise en place de l'isolant entre les montants ;
  • vissage des plaques, têtes de vis légèrement noyées sans percer le carton ;
  • traitement des joints, ponçage et contrôle de planéité.

L'intégration des réseaux est un point de vigilance constant. Les câbles électriques, les arrivées d'eau et les gaines de ventilation passent dans l'épaisseur de l'ossature ; les boîtiers d'encastrement sont repérés et posés avant le second parement. Les fixations lourdes ne s'improvisent pas non plus : un téléviseur mural, un meuble de salle de bains ou une rambarde exigent un renfort, planche ou rail supplémentaire, posé au bon endroit avant le vissage. Nous repérons ces besoins avec le client en amont, pour que chaque charge trouve un ancrage solide plutôt qu'une simple cheville dans le vide de la plaque.

Choisir le bon type de plaque

Toutes les plaques de plâtre ne se valent pas, et le bon choix dépend de la pièce et de sa sollicitation quotidienne. Le format le plus répandu reste le BA13, une plaque standard de 13 millimètres qui couvre la majorité des cloisons et des doublages des pièces sèches. Pour les autres usages, il existe des plaques techniques que nous sélectionnons pièce par pièce, sans surcoût inutile. Le tableau ci-dessous résume les principales références et leur usage conseillé.

Type de plaqueCaractéristiquePièce ou usage conseillé
Standard (BA13)Plaque courante de 13 mm, facile à mettre en œuvreSéjour, chambres, cloisons et doublages des pièces sèches
HydrofugeÂme traitée contre l'humidité, carton teinté vertSalle de bains, cuisine, buanderie et locaux humides
FeuÂme renforcée, meilleure tenue à la chaleur, carton roseLocal technique, gaine, abords d'un conduit ou d'une chaufferie
PhoniquePlaque à haute densité, affaiblissement acoustique renforcéChambre sur rue, mur mitoyen, séparation entre logements
Haute duretéParement très résistant aux chocs et à l'arrachementCouloir, cage d'escalier, local recevant du public

Dans une salle d'eau, la plaque hydrofuge résiste aux projections et constitue le support des carrelages muraux. Près d'un conduit ou dans un local à risque, la plaque feu renforce la tenue à la chaleur. Dans un couloir très passant ou un local recevant du public, la plaque haute dureté encaisse les chocs du quotidien. Nous combinons ces références selon les pièces d'un même logement, pour obtenir le bon compromis entre performance et coût.

Plaques et pièces humides

Les pièces humides appellent une attention particulière, car l'eau reste l'ennemie du plâtre. Dans une salle de bains ou une cuisine, nous posons systématiquement des plaques hydrofuges, et nous traitons les zones les plus exposées, contour de baignoire ou de douche, avec un système d'étanchéité adapté avant la pose du carrelage. Le choix des plaques, le traitement des joints et la protection des parties basses conditionnent la durabilité de l'ouvrage.

Dans les locaux très exposés, comme certaines buanderies ou des sanitaires de bâtiments publics, des plaques à âme minérale ou à hautes performances peuvent être employées pour résister durablement à l'humidité. Nos équipes, habituées à intervenir pour des particuliers comme pour des mairies ou des établissements de santé, adaptent la solution au niveau de sollicitation réel de chaque pièce. Une ventilation correcte et un choix de plaques cohérent évitent les désordres que l'on voit trop souvent sur des supports inadaptés, bande qui cloque ou carrelage qui se décolle au bout de quelques années.

Jointoiement, acoustique et niveaux de finition

Le traitement des joints est l'étape la plus technique et celle qui distingue un bon placo d'un ouvrage médiocre. Il consiste à poser une bande dans le creux formé par deux plaques, à appliquer un enduit en plusieurs passes et à poncer soigneusement entre chaque couche, jusqu'à transformer un assemblage de plaques en une surface continue. Les angles sortants sont protégés par des cornières, et chaque raccord avec le carrelage ou la menuiserie est anticipé pour éviter les fissures de retrait dans le temps. Ce soin apporté au jointoiement conditionne tout le rendu final de la pièce.

Les niveaux de finition

Le jointoiement se décline en plusieurs niveaux de finition, du plus simple au plus soigné. Un niveau courant suffit derrière un meuble ou un carrelage ; un niveau supérieur, avec enduit plus large et ponçage poussé, s'impose sous une peinture satinée ou sous un éclairage rasant qui révèle le moindre défaut. Nous livrons des supports prêts à peindre, plans et dépoussiérés, que le peintre n'aura plus qu'à impressionner. Cette continuité avec la mise en peinture est détaillée sur notre page enduits, ratissage et peinture.

L'acoustique entre les pièces

L'acoustique est souvent la vraie raison d'une cloison bien conçue. Le confort sonore entre deux pièces dépend de plusieurs leviers : l'isolant placé dans l'ossature, la densité et le nombre de plaques, le désolidarisage des ossatures et le soin apporté aux joints périphériques. Un simple isolant glissé entre les montants, une double plaque côté chambre ou une ossature désolidarisée font une différence nette sur le bruit perçu. Pour une chambre sur rue, un mur mitoyen ou la séparation entre deux logements, nous dimensionnons ces paramètres dès la conception plutôt que de les corriger après coup.

Confiez votre plâtrerie à notre entreprise

Notre entreprise familiale de six personnes, maître artisan certifié RGE Qualibat depuis 2018 et couverte par une garantie décennale, réalise vos travaux de plâtrerie et de placo à Arras et dans ses environs : cloisons, doublages, faux plafonds et reprise de supports. Nous intervenons pour les particuliers comme pour les collectivités, les architectes, les promoteurs et les établissements publics, avec le même soin du détail et le même respect des délais. Vous avez un projet de cloison, de combles à redistribuer ou de plafond à reprendre ? Contactez-nous au 03 21 55 31 92 ou au 06 80 22 37 32 et demandez votre devis gratuit.